Les 5 clés de succès du volontariat international en entreprise

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Pourquoi proposer un V.I.E à l’international ?

 

L’objectif du VIE est de développer un marché inconnu, inexploré ou peu travaillé à l’international pour une entreprise. C’est la promesse d’une expérience riche en apprentissage !

Le VIE ou le volontariat international en entreprise est une vraie opportunité et véritable chance à saisir autant pour les entreprises que pour les jeunes en début de carrière professionnelle.

Dans cet article de blog, je n’aborderai pas les points administratifs. Business France est mieux placé que moi et fait ça très bien.

 

Les avantages qu’ont les entreprises qui recrutent un(e) V.I.E 

 

Pour l’entreprise, cela permet de tester en réel le marché avec une présence de proximité, à condition qu’il y ait eu ce travail en amont.

Grâce à sa présence à l’international, le volontaire à l’international se fait son propre ressenti et dispose d’une visibilité sur le terrain, atout non-négligeable.

Il peut observer les différents fournisseurs, les concurrents à l’étranger, les prescripteurs, les futurs prospects clients. Il peut repérer quelles sont les institutions qui sont le relais sur le marché et qui sont également sources d’informations majeures.

Quelles sont les clés de succès du V.I.E pour les entreprises ? 

 

1. Préparer le marché cible : une étape primordiale pour son développement à l’international !

 

Même si le V.I.E est attractif en terme de coût, il y a des facteurs à mettre en oeuvre pour optimiser la mise en place de ce dispositif et faire en sorte que ce soit une réussite. 

L’idée n’est pas d’envoyer la personne volontaire dans le pays pour qu’elle réalise des recherches sur Internet, ça, elle peut le faire ici ! 

Il est essentiel de réaliser une préparation qui consiste à cibler le pays ou la zone, identifier les principaux acteurs du système, se renseigner sur l’éco-système, son fonctionnement… etc. 

Grâce à cette préparation du terrain, le V.IE. peut mieux toucher le marché, être à proximité des intervenants, de l’écosystème déjà repéré. Plus vous aurez “débroussaillé” en amont, plus la mission sera effective avec des résultats concrets

 

2. Une période d’intégration nécessaire avant le départ 

 

Lors de son volontariat international en entreprise, la personne commence généralement sa vie professionnelle donc elle a – en principe – beaucoup d’enthousiasme, de dynamisme, d’envie mais il manque un peu d’expérience et d’expertise. La personne en V.I.E ne connaît pas forcément l’entreprise, son histoire, ses produits, ses services et toutes ses spécificités. 

Il est essentiel que le ou la volontaire ait une période de formation, en totale incubation au sein de l’entreprise. 

L’objectif de cette formation réside dans la recherche d’une cohérence en terme de communication et que l’image dégagée soit dans la lignée de la stratégie de l’entreprise

L’intégration ne doit pas être bâclée ni négligée. Demain à l’étranger, c’est elle ou lui qui sera l’image de l’entreprise

Le V.I.E doit se sentir intégré au groupe dès le départ. Sa mission doit être vue comme une action qui s‘intègre dans une stratégie globale d’entreprise. Il est important qu’il sache qu’il a le soutien de toute la structure.

 

 

3. Un(e) tuteur(trice) dédié(e) au V.I.E

 

Ce sont les entreprises qui sont les plus à même de connaître leurs métiers, leurs secteurs, leurs produits, leurs marchés, leurs expertises. L’idée étant de prévoir une personne qui devient le tuteur du V.I.E. 

Le tuteur ne doit pas forcément détenir le poste de business developper, mais c’est sûr que c’est l’idéal lorsque le jeune part en mission de développement commercial à l’international ! 

Par contre, la personne en charge du tutorat doit disposer de compétences commerciales de sorte à ce qu’elle puisse apprendre au V.I.E à décoder les actions commerciales et l’accompagner sur l’aspect méthodologique du développement commercial

 

Quelles précautions doivent prendre les entreprises qui souhaitent recruter un(e) volontaire à l’international ?

 

4. Des précautions importantes concernant l’aspect humain : les entreprises doivent se soucier du bien être du V.I.E ! 

 

Suite à cette période d’intégration, le volontaire à l’international se sentira partie prenante de l’entreprise. Une fois sur place, et après quelques temps, il risque de se sentir seul et isolé

En effet, certains volontaires à l’international avec lesquels j’ai pu échanger me disent qu’ils se sont sentis parfois complètement isolés, laissés à l’abandon. Qu’ils devaient se débrouiller seuls, en étant souvent perdus, et en ayant parfois de gros coups de blues. 

Un an à l’étranger ce n’est pas anodin. C’est une confrontation avec une culture différente. Cela peut être enthousiasmant et vivifiant mais c’est aussi un éloignement et un dépaysement qui peut provoquer, à un moment donné sur la durée, une baisse de motivation. 

Le métier de business developper peut parfois être un métier ingrat. On se retrouve devant beaucoup de portes fermées au départ. C’est là où la motivation et le moral doivent être sans faille. 

Les entreprises qui recrutent à l’international doivent s’assurer que le moral du jeune soit au plus haut et qu’il soit motivé, tout le temps ! 

Si les volontaires choisissent l’intégration dans une structure d’accueil comme le propose Business France, ils sont alors avec d’autres jeunes. On observe vraiment du soutien et de l’entraide, les V.I.E se serrent les coudes, et vivent un formidable apprentissage du travail en équipe même si les objectifs des autres jeunes volontaires à l’international sont différents ! 

Le soutien du groupe ne suffit pas, le soutien de l’entreprise est important et doit être constant.

 

 

5. Les questions que vous devriez poser à votre VIE après plusieurs mois à l’international

 

Vous voulez que ça se passe bien sans que des baisses de motivation viennent dégrader cette aventure.

  • Est-ce que le.la volontaire à s’intégrer dans des groupes ? 
  • En dehors de ses missions professionnelles, la personne est-elle contente ? 
  • Comment est sa vie sociale en dehors de son cadre professionnel ? 
  • Comment va son moral ? 

Le fait de se soucier du bien-être du V.I.E est un point essentiel.

Professionnels, prenez bien conscience que parfois le VIE c’est… Un an à l’étranger. Loin de sa famille. C’est passer les fêtes, les événements marquants, son anniversaire, seul, à l’étranger et isolé. Soyez vigilants et attentifs sur ces points là.

 

Retours d’expériences sur le dispositif du VIE, le volontariat international en entreprise 

J’ai pu identifier certaines clés de succès du V.I.E que je souhaite partager avec vous et ce grâce à : 

  • mes différentes expériences autour du volontariat international en entreprise,
  • les retours d’expériences de jeunes qui souhaitent intégrer un V.I.E,
  • les retours d’expériences de plusieurs volontaires à l’international avec lesquels j’ai pu collaborer.

Certains points d’attention concernent l’aspect humain de cette formidable aventure.